Antisémitisme : marcher ne suffira pas !

mireille_knoll

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Si nous étions présentes et présents à plusieurs rassemblements en France en hommage à Mireille Knoll, tuée à l’âge de 85 ans parce que vue comme juive, nous savons en tant que militantes et militants anarchistes qu’une marche ne suffira pas.

L’antisémitisme tue toujours en France. 11 assassinats en 12 ans de personnes car juives, l’idéologie antisémite est toujours présente dans la société française, minimisée et liée à des fantasmes et préjugés.

Qu’elle soit le fait d’une extrême-droite nationaliste fascisante, des extrêmes-droites religieuses (la LDJ couvrant le FHaine durant la marche parisienne) ou pseudo-progressistes, elle empoisonne nos vies au quotidien.

Il n’y a aucune excuse possible face à cette haine larvée qui se révèle dans des actes violents et mortels.

Il ne peut pas suffire de crier sa colère pour que les choses aillent mieux. Ni le repli communautaire, ni l’indifférence des soit-disant « non-concernés » ne feront avancer les choses.

C’est toutes et tous ensemble que nous devons combattre politiquement et pied à pied l’antisémitisme !.

Aucun recul, aucun relativisme !

 

Communiqué de la fédération anarchiste.

 

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Communiqué FA: Non aux bombardements turcs sur le canton d’Afrîn!

Depuis plus d’une semaine, l’armée turque ainsi que son aviation pilonnent le canton
d’Afrîn géré par les Kurdes, de la Fédération démocratique de Syrie du Nord faisant
partie du Rojava.

Après avoir promis de raser cette région, Erdogan n’hésite pas à employer des mercenaires et s’appuyer sur des groupes considérés comme terroristes par la
coalition internationale tel que «Hayat Ahrar al-Sharm» pour arriver à ses fins alors
qu’Afrîn est une zone de refuge qui a accueilli près de 400 000 personnes fuyant la guerre civile en Syrie.

Nous dénonçons et condamnons ces attaques turques contre les peuples
d’Afrîn, nous condamnons aussi le silence assourdissant des «grandes puissances» ainsi que la collaboration de l’Etat allemand fournisseur d’armes de la Turquie.
La Fédération Anarchiste apporte tout son soutien aux peuples d’Afrîn et à toutes celles et ceux qui résistent à l’oppression étatique en Turquie, au Kurdistan et ailleurs.

Que vive Afrîn, vive le Rojava!

https://www.federation-anarchiste.org/
ifa(A)federation-anarchiste.org

http://etincelle-noire.blogspot.co.il/2018/01/communique-non-aux-bombardements-turcs.html

Face à l’antisémitisme, solidarité et action

Après l’incendie de l’Hypercacher de Créteil, 3 ans jour pour jour  après l’attentat de l’Hypercacher de la porte de Vincennes, avec toute la symbolique haineuse que cela porte, l’agression d’un enfant de 8 ans portant une kippa à Sarcelles et d’une jeune femme portant l’uniforme d’une école privée juive s’ajoutent à une continuité d’actes antisémites intolérables et toujours aussi virulent commis en France depuis bon nombre d’années.

Si nous combattons les pouvoirs oppresseurs des religions, nous ne laisserons pas passer des actes basés sur le racisme ou l’antisémitisme, sur la haine d’une appartenance religieuse réelle ou supposée.

Il ne s’agit pas simplement de relent du passé, car nous savons que l’antisémitisme n’a jamais totalement disparu et se décomplexe de plus en plus ces dernières années.

Il est attisé par les discours identitaires, fondamentalistes, intégristes, nationalistes,conspirationnistes, confusionnistes qui prolifèrent au grand bonheur des extrêmes droites.

Nous luttons et lutterons encore contre tout mouvement ou parti qui aurait l’envie de se servir de ces faits pour monter les supposées «communautés» les unes contre les autres ou stigmatiser qui que ce soit d’autre que les agresseurs. L’antiracisme en tant que composante des idéaux émancipateurs récuse tout essentialisme.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes intolérables. Nous
serons de tous les combats contre les haines.


01/02/2018
La Fédération Anarchiste

Soutien au centre social Tchoukar

La FA Grenoble soutient le 38 rue d’Alembert/Centre Social Tchoukar

Source: https://grenoble.indymedia.org/2018-01-12-Appel-a-signature-de-la-lettre-de

 

Nous partons d’un constat simple : la ville a besoin d’espaces où peuvent s’inventer et se réinventer nos vies, indépendamment des pouvoirs publics. De lieux d’entraides, de débrouille, où se tissent des liens et des solidarités dans la rencontre plutôt que derrière un guichet. Où il est possible de résister, partager nos joies et nos combats ; développer des initiatives sociales et culturelles pour toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans les cadres habituels ou qui en sont simplement exclues. De lieux où les activités sont gratuites, où l’on peut partager des moments, des savoirs et des pratiques librement : prendre des cours de français ou de soutien scolaire, réparer un jean ou un vélo, voir une pièce de théâtre dans un lieu improbable, y entrer en curieuse et en sortir le ventre plein, l’esprit léger et le cœur réchauffé.

Ces espaces existent déjà à Grenoble et ils sont précieux. Ces six derniers mois, la politique d’austérité de la Ville a mis directement en péril des espaces communs dont nous avons pourtant cruellement besoin, en fermant des bibliothèques et des maisons des habitants. Comme si cela ne suffisait pas, la mairie lève le voile de l’illusion démocratique en ne respectant pas les acteurs politiques qui lui résistent, en réunissant ses conseils municipaux derrière une rangée de CRS, et en tentant d’expulser le syndicat Solidaires de ses locaux. Ce mépris démontre que la mairie se moque bien du sort des habitants des classes populaires, décidant l’avenir de leurs quartiers en niant leurs besoins et préoccupations.

À Saint-Bruno, au contraire, la mairie cherche justement à lisser les contours de la vie de quartier pour y attirer une population plus aisée, notamment via le projet de refonte du marché populaire : nouveaux stands bio, contrôles douaniers, flicage administratif des forains, occupation policière… Tout est mis en œuvre pour que l’âme de la place soit transformée en relique folklorique. Ces choix politiques conduisent progressivement à la hausse des loyers, ce qui repousse petit à petit les habitants historiques vers la périphérie de la ville. Dans ce contexte, nous avons urgemment besoin de maintenir et densifier les liens entre les habitants et les habitantes, afin qu’ils puissent continuer à subvenir à leurs besoins, et sur- tout à s’auto-organiser. Le quartier nous appartient, nous le défendons collectivement.

C’est dans cette optique que le Lieu Commun, centre social Tchoukar du 38 rue d’Alembert, s’est installé à Saint-Bruno il y a deux ans. Il est aujourd’hui menacé par les pouvoirs publics, propriétaires des lieux, qui souhaitent le raser pour construire à la place des logements sociaux. Nous sommes pour les logements sociaux et nous battons justement depuis des années pour que les projets A.Raymond et Greta en intègrent davantage et ne soient pas réservés aux classes supérieures. Pourquoi les faire ici alors qu’à quelques centaines de mètres dans le quartier d’Europole, des immeubles entiers de bureaux sont inhabités et pourraient être réaménagés par la ville ? Le logement social a bon dos quand il sert à expulser des initiatives qui échappent à la ville de Grenoble. Nous désirons poursuivre l’aventure du 38 afin que perdure ce que nous y avons déjà mis en place : un magasin gratuit, une laverie, une cantine sur la place, une salle de répét’, un atelier de réparation de vélos, un atelier couture, un cinéma de quartier, une salle de sport, un lieu d’activités qui rayonne au delà du quartier Saint Bruno. Ici et maintenant, nous construisons petit à petit un quartier populaire tel que nous l’imaginons.

Ne laissons pas la mairie tailler nos rêves en pièce !

 

 

Non à la démolition du 10 – 20 de la Villeneuve Grenoble !

Source : https://cric-grenoble.info/infos-locales/article/non-a-la-demolition-du-10-20-285

NOUS DEVIONS LIRE CE TEXTE DEVANT LES ELUS DU CONSEIL MUNICIPAL, MAIS MR LE MAIRE A REFUSE NOTRE INTERVENTION CAR LE SUJET N’ÉTAIT PAS A L’ORDRE DU JOUR ET QUE LE DOSSIER N’ÉTAIT PAS CLÔTURÉ. C’EST BIEN POURQUOI NOUS SOUHAITONS INTERVENIR, AVANT QUE TOUTES LES DÉCISIONS SOIENT PRISES !

Alors que les locataires du 10-20 galerie de l’Arlequin et de nombreux grenoblois sont
opposés à la démolition de leurs logements, et multiplient les actions pour se faire
entendre, la mairie de Grenoble persiste à demander la destruction de cet immeuble social
de très bonne facture dont les loyers restent très abordables.

Nous interpellons aujourd’hui le conseil municipal pour exprimer directement notre colère face à ce projet.


Il nous semble absurde de démolir des logements sociaux alors que l’objectif fixé par le
Plan Local de l’Habitat de la ville est d’atteindre le quota légal de 25 % de HLM.
Objectif loin d’être atteint, alors que M. Ferrari, président de la Métro et rapporteur
du projet affirme que « chaque projet de démolition grève la capacité d’atteindre cet
objectif »  ?


Il est inadmissible de démolir des logements très sociaux alors que 75 % des 15.000
personnes à Grenoble attendant un logement social ou une mutation ont des ressources
limitées qui devraient leur permettre d’accéder à ces loyers très modérés. La grande
majorité des logements sociaux neufs ne sont pas prévus pour les classes populaires car
leurs loyers sont trop élevés !


C’est écœurant de faire semblant de faire de la démocratie participative, alors que les
décisions sont contraires aux attentes des habitants. Les habitant.es de la Villeneuve,
et plus encore les locataires du 10/20 n’ont jamais été appelé à se positionner pour ou
contre la démolition, cette « décision » ayant été annoncée par le maire en réunion
publique le 13 décembre 2016, sans que rien ne soit dévoilé aux habitants auparavant.

Une fois encore, M. Ferrari admet que ce projet « a mis en exergue la très faible
acceptabilité des propositions de démolition » et « attise la défiance sur l’ensemble du
projet ». Une pétition rassemblant bientôt 1500 signatures, pour la plupart par les
habitant.es de la Villeneuve, est d’ailleurs en circulation.


Il est sidérant que la ville de Grenoble cède à l’ANRU, qui fait un chantage aux
démolitions pour des raisons sécuritaires ou inavouables – l’argent versé profite avant
tout aux géants du BTP qui se voient confiées les opérations de démolitions/reconstructions, livrant des logements où seules les classes les plus aisées
peuvent s’installer. L’ANRU n’a jamais été au service des habitants des quartiers
populaires, où la proportion d’habitant.es vivant sous le seuil de pauvreté n’a cessé
d’augmenter, lorsqu’ils ne sont pas obligés de s’éloigner toujours plus loin dans la
périphérie où les loyers sont moins chers !


Pourquoi ne pas écouter et prendre en compte les habitant.es de la Villeneuve qui
travaillent toutes les semaines, accompagnés par des étudiants en architecture et
urbanisme, à un contre-projet de réhabilitation innovant, ambitieux partant des attentes
et besoins des locataires ?


Il nous semble insensé de justifier la démolition du 20 en affirmant que cela créera une
ouverture sur le parc Jean Verlhac, alors même que l’opération sur le 50 galerie de
l’Arlequin n’a créé aucun résultat en la matière ? Faut-il rappeler que l’architecture
initiale de la Villeneuve totalise 14 entrées sur le parc ?


C’est extrêmement cynique d’opter pour la démolition alors qu’une convention existe entre
le bailleur SCIC Habitat Rhône Alpes et la mairie de Grenoble depuis 2014 pour entamer
une réhabilitation – pour laquelle les locataires paient leurs loyers depuis quarante ans
- qui finalement est jugée trop chère par un bailleur qui est le plus gros de France en
terme de puissance financière. Nous ne sommes pas sans savoir que le projet de démolition
coûtera finalement plus cher -mais remboursé par l’argent public de l’ANRU, qu’une
réhabilitation dont les chiffres ont pourtant été gonflés pour affirmer que cela
apporterait un coût insupportable pour le bailleur. Par exemple, selon le SDIS
(pompiers), le projet présenté par les habitants répond aux exigences de sécurité pour un
moindre coût.


Pourquoi démolir des immeubles à la Villeneuve si ce n’est pour en faire partir les
classes populaires et reconstruire pour que les plus riches puissent profiter de ce cadre
magnifique ?

La « dynamisation » des quartiers Sud de Grenoble voulue par la Métropole
viserait-elle alors à en changer la population ?

Soirée spéciale ‘Médias de proximité’ au Barathym de Villeneuve Grenoble

Sources:

Vendredi 03 novembre 2017 à 20h00

Le bar associatif Le Barathym accueille les membres du Crieur de la Villeneuve  (http://www.lecrieur.net/) et du Prunier sauvage afin qu’ils présentent leurs journaux respectifs. Venez discuter avec eux de l’intérêt que vous portez à ces publications et de vos attentes pour les prochains numéros.En deuxième partie de soirée, nous aurons le plaisir d’assister au concert du groupe rock Mona Foxbarathym_3nov

Bagneux : la plaque en hommage à Ilan Halimi de nouveau profanée, couverte de tags antisémites

Sources:
stele-ilan-halimi
A nouveau, la stèle en mémoire d’llan Halimi a été vandalisée dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2017. Cette stèle commémorant Ilan Halimi avait été érigée en 2011, cinq ans après sa mort, dans la ville où il avait été séquestré et torturé par le «gang des barbares», un groupe persuadé de pouvoir obtenir une rançon de sa famille juive.
Elle avait déjà été brisée en 2015 et rapidement remplacée. Les inscriptions déposées cette fois-ci sont clairement antisémites. Au crime vient donc s’ajouter l’ignominie de l’insulte à la victime. On ne peut que se féliciter que des investigations soient initiées en vue de retrouver les coupables et les juger.
Mais au delà, si on prend en compte les différentes agressions antisémites qui ont eu lieu au cours des derniers mois, la question est posée d’une prévention de ces actes. L’annonce, récente, par le Premier Ministre, d’un plan de lutte contre l’antisémitisme s’attaquant principalement aux discours véhiculés par internet n’est pas suffisante même si elle est utile. Bien que l’antisémitisme possède ses particularités, il est une variété du racisme et ce dernier est toujours le fruit d’une essentialisation et d’une stigmatisation de groupes humains. C’est à tous les échelons de notre société qu’une politique ambitieuse doit être menée pour combattre, autant par des mesures éducatives que répressives, toutes les sources de discrimination, tous les préjugés relatifs à l’origine des êtres humains dont il faut rappeler inlassablement qu’ils sont tous des individus membres d’une seule et unique race.