Communiqué FA: Non aux bombardements turcs sur le canton d’Afrîn!

Depuis plus d’une semaine, l’armée turque ainsi que son aviation pilonnent le canton
d’Afrîn géré par les Kurdes, de la Fédération démocratique de Syrie du Nord faisant
partie du Rojava.

Après avoir promis de raser cette région, Erdogan n’hésite pas à employer des mercenaires et s’appuyer sur des groupes considérés comme terroristes par la
coalition internationale tel que «Hayat Ahrar al-Sharm» pour arriver à ses fins alors
qu’Afrîn est une zone de refuge qui a accueilli près de 400 000 personnes fuyant la guerre civile en Syrie.

Nous dénonçons et condamnons ces attaques turques contre les peuples
d’Afrîn, nous condamnons aussi le silence assourdissant des «grandes puissances» ainsi que la collaboration de l’Etat allemand fournisseur d’armes de la Turquie.
La Fédération Anarchiste apporte tout son soutien aux peuples d’Afrîn et à toutes celles et ceux qui résistent à l’oppression étatique en Turquie, au Kurdistan et ailleurs.

Que vive Afrîn, vive le Rojava!

https://www.federation-anarchiste.org/
ifa(A)federation-anarchiste.org

http://etincelle-noire.blogspot.co.il/2018/01/communique-non-aux-bombardements-turcs.html

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Manifestation de solidarité à Grenoble avec Afrin (Comme à Kobane, Afrin vaincra !)

solidarité kurdistanTract en soutien à Afrin au format PDF  afrin_2018_02_03

Associaton isèroise des amis des kurdes
Associaton isèroise des amis des kurdes

 

Solidarité avec la ville d'Afrin
Solidarité avec la ville d’Afrin

 

 

Présidente de l'association aiak
Présidente de l’association aiak

 

enco_merci

 

 

 

 

 

 

Liens:

Face à l’antisémitisme, solidarité et action

Après l’incendie de l’Hypercacher de Créteil, 3 ans jour pour jour  après l’attentat de l’Hypercacher de la porte de Vincennes, avec toute la symbolique haineuse que cela porte, l’agression d’un enfant de 8 ans portant une kippa à Sarcelles et d’une jeune femme portant l’uniforme d’une école privée juive s’ajoutent à une continuité d’actes antisémites intolérables et toujours aussi virulent commis en France depuis bon nombre d’années.

Si nous combattons les pouvoirs oppresseurs des religions, nous ne laisserons pas passer des actes basés sur le racisme ou l’antisémitisme, sur la haine d’une appartenance religieuse réelle ou supposée.

Il ne s’agit pas simplement de relent du passé, car nous savons que l’antisémitisme n’a jamais totalement disparu et se décomplexe de plus en plus ces dernières années.

Il est attisé par les discours identitaires, fondamentalistes, intégristes, nationalistes,conspirationnistes, confusionnistes qui prolifèrent au grand bonheur des extrêmes droites.

Nous luttons et lutterons encore contre tout mouvement ou parti qui aurait l’envie de se servir de ces faits pour monter les supposées «communautés» les unes contre les autres ou stigmatiser qui que ce soit d’autre que les agresseurs. L’antiracisme en tant que composante des idéaux émancipateurs récuse tout essentialisme.

Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes intolérables. Nous
serons de tous les combats contre les haines.


01/02/2018
La Fédération Anarchiste

Soutien au centre social Tchoukar

La FA Grenoble soutient le 38 rue d’Alembert/Centre Social Tchoukar

Source: https://grenoble.indymedia.org/2018-01-12-Appel-a-signature-de-la-lettre-de

 

Nous partons d’un constat simple : la ville a besoin d’espaces où peuvent s’inventer et se réinventer nos vies, indépendamment des pouvoirs publics. De lieux d’entraides, de débrouille, où se tissent des liens et des solidarités dans la rencontre plutôt que derrière un guichet. Où il est possible de résister, partager nos joies et nos combats ; développer des initiatives sociales et culturelles pour toutes les personnes qui ne se reconnaissent pas dans les cadres habituels ou qui en sont simplement exclues. De lieux où les activités sont gratuites, où l’on peut partager des moments, des savoirs et des pratiques librement : prendre des cours de français ou de soutien scolaire, réparer un jean ou un vélo, voir une pièce de théâtre dans un lieu improbable, y entrer en curieuse et en sortir le ventre plein, l’esprit léger et le cœur réchauffé.

Ces espaces existent déjà à Grenoble et ils sont précieux. Ces six derniers mois, la politique d’austérité de la Ville a mis directement en péril des espaces communs dont nous avons pourtant cruellement besoin, en fermant des bibliothèques et des maisons des habitants. Comme si cela ne suffisait pas, la mairie lève le voile de l’illusion démocratique en ne respectant pas les acteurs politiques qui lui résistent, en réunissant ses conseils municipaux derrière une rangée de CRS, et en tentant d’expulser le syndicat Solidaires de ses locaux. Ce mépris démontre que la mairie se moque bien du sort des habitants des classes populaires, décidant l’avenir de leurs quartiers en niant leurs besoins et préoccupations.

À Saint-Bruno, au contraire, la mairie cherche justement à lisser les contours de la vie de quartier pour y attirer une population plus aisée, notamment via le projet de refonte du marché populaire : nouveaux stands bio, contrôles douaniers, flicage administratif des forains, occupation policière… Tout est mis en œuvre pour que l’âme de la place soit transformée en relique folklorique. Ces choix politiques conduisent progressivement à la hausse des loyers, ce qui repousse petit à petit les habitants historiques vers la périphérie de la ville. Dans ce contexte, nous avons urgemment besoin de maintenir et densifier les liens entre les habitants et les habitantes, afin qu’ils puissent continuer à subvenir à leurs besoins, et sur- tout à s’auto-organiser. Le quartier nous appartient, nous le défendons collectivement.

C’est dans cette optique que le Lieu Commun, centre social Tchoukar du 38 rue d’Alembert, s’est installé à Saint-Bruno il y a deux ans. Il est aujourd’hui menacé par les pouvoirs publics, propriétaires des lieux, qui souhaitent le raser pour construire à la place des logements sociaux. Nous sommes pour les logements sociaux et nous battons justement depuis des années pour que les projets A.Raymond et Greta en intègrent davantage et ne soient pas réservés aux classes supérieures. Pourquoi les faire ici alors qu’à quelques centaines de mètres dans le quartier d’Europole, des immeubles entiers de bureaux sont inhabités et pourraient être réaménagés par la ville ? Le logement social a bon dos quand il sert à expulser des initiatives qui échappent à la ville de Grenoble. Nous désirons poursuivre l’aventure du 38 afin que perdure ce que nous y avons déjà mis en place : un magasin gratuit, une laverie, une cantine sur la place, une salle de répét’, un atelier de réparation de vélos, un atelier couture, un cinéma de quartier, une salle de sport, un lieu d’activités qui rayonne au delà du quartier Saint Bruno. Ici et maintenant, nous construisons petit à petit un quartier populaire tel que nous l’imaginons.

Ne laissons pas la mairie tailler nos rêves en pièce !

 

 

Violences faites aux femmes : continuons à nous mobiliser ! à Grenoble samedi 25 novembre 2017

Violences faites aux femmes : continuons à nous mobiliser !

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes, arrive cette année dans une actualité brûlante.

Des milliers de femmes victimes de harcèlement, d’agressions sexuelles, de viols se mobilisent pour dénoncer publiquement leurs agresseurs, connus ou non. Le mouvement est mondial.

Ces violences sont universelles, et touchent toutes les femmes. Elles sont le fait d’hommes de toutes origines, de tous milieux, de tous pays.

Malgré l’action des associations féministes et les témoignages de victimes, la tolérance de la société face à ces violences reste très forte, et l’impunité des agresseurs reste la règle. Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes.

Le 25 novembre 2017 , femmes et hommes, continuons à manifester pour enfin en finir avec les violences patriarcales contre les femmes !

Date : samedi 25 novembre 2017

Organisateurs : la plateforme des droits des femmes de l’Isère dont le Planning Familial de l’Isère fait partie.

Heure et lieu du RDV: 16h30, Place du tribunal à Grenoble

Déroulé de l’événement : happening ‘surprenant’ sur la place du tribunal avec la participation de toutes celles et ceux qui le souhaitent (Dress-code : venez habillé.e.s en noir)
Puis à 17h10, départ de la déambulation derrière une banderole commune à la plateforme des droits des femmes de l’Isère.
18h15 : arrivée Place Grenette
C’est parti, allons-y !

Métilde Wendenbaum
Secrétaire et chargée de communication
Planning Familial de l’Isère
30 bd Gambetta
38000 GRENOBLE
Tél. : 04.76.87.89.24
secretariat@leplanningfamilial38.org
www.38.planning-familial.org

Communiqué du 12 novembre 2017 par la fédération anarchiste

La Fédération anarchiste, réunie en son 76e congrès à Paris les 11 et 12 novembre 2017, a débattu de la situation politique et  sociale et des enjeux de la lutte des classes.

L’État «macroniste» se radicalise et accélère le programme capitaliste mené par Gattaz, l’OCDE, le FMI et consorts, dans la continuité des  gouvernements précédents. Le capitalisme ne connaît pas de frontières et la lutte pour l’émancipation doit également s’affranchir des États et étendre le combat révolutionnaire à l’échelle mondiale. C’est pourquoi nous développons l’Internationale des Fédérations anarchistes.

Le mouvement social et syndical peine à construire un rapport de forces et la convergence des luttes. La stratégie de mobilisation dans la rue ne remplace pas le blocage économique. Seule la grève générale reconductible peut menacer les profits et ouvrir ainsi une perspective révolutionnaire. La Fédération anarchiste est engagée dans ce mouvement social et syndical qui doit assumer et affirmer sa légitimité politique et opposer un projet de société en rupture avec le modèle capitaliste et du chacun-pour-soi qu’on nous impose.

La Fédération anarchiste participera de toutes ses forces au mouvement social et s’opposera à toute tentative de tutelle politique y compris celle de Mélenchon qui crée la division en portant la lutte sur le terrain parlementaire. Notre rôle est de préserver le mouvement social de toute contamination politicienne et électorale.

La Charte d’Amiens demeure pertinente aujourd’hui ; malgré ses imperfections et ses limites, elle reste à nos yeux un outil nécessaire affirmant les principes de l’action syndicale :

  • L’amélioration continue et immédiate des conditions de travail et la transformation sociale ;
  • L’indépendance par rapport aux partis et à l’État ;
  • La construction de la grève générale expropriatrice et autogestionnaire  qui abolira le salariat.

Notre mouvement doit également diffuser des pratiques d’auto-organisation et d’action directe. La propagande par l’exemple et les alternatives en actes sont à même de développer des pratiques en rupture avec le consumérisme et la délégation.

Les religions ont toujours été l’outil des puissants, du patriarcat et du militarisme. Au côté du Capital, elles incitent à la résignation et à l’ignorance. La Fédération anarchiste revendique haut et fort **Ni dieu ni maître**. L’émancipation de l’humanité nécessite une lutte radicale et définitive avec l’idée de dieu.

La Fédération anarchiste appelle les individus et les groupes attachés à l’émancipation sociale à s’organiser et à oeuvrer pour une société fédéraliste libertaire et autogestionnaire, pour un monde débarrassé  des classes, des religions et des États et toutes les dominations.

Paris, le 12 novembre 2017

 

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Ni dieu ni maitre

Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme » , décembre 2017 à Antigone Grenoble

Sources:

Projection du documentaire « Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme »
- le dimanche 3 décembre 2017  / 1er volet : La Volupté de la destruction (1840-1914) en présence de l’historien Gaetano Manfredonia
- le dimanche 10 décembre 2017 à 18h pour le 2ème volet : La Mémoire des vaincus (1911-1945) en présence de l’historien Frank Mintz

On retient généralement de l’anarchisme une représentation erronée et restreinte : l’image de terroristes mus par un désir individuel de destruction. Il suffit d’ouvrir un dictionnaire pour s’en convaincre, associant au moins dans une de ses définitions l’anarchie au dysfonctionnement politique : « État de trouble, de désordre dû à l’absence d’autorité politique, à la carence des lois » (Le petit Larousse illustré 2002, 2ème sens du mot « anarchie »).

Il s’agit pourtant d’un mouvement politique aux multiples formes, rassemblées autour d’une remise en cause rationnel de l’autorité qu’on peut résumer ainsi : cette autorité est-elle légitime ? Ne produit-elle pas des dominations, asservissements, inégalités et privations de liberté ? Dans ce cas, comment peut-on s’organiser autrement pour les éviter ?


L’originalité du documentaire Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme réalisé par Tancrède Ramonet (https://twitter.com/tancrederamonet)  en 2016 réside dans son ambition à couvrir l’ensemble du phénomène, de ses origines au XIXème siècle, à ses manifestations actuelles. Peu de documents témoignent aussi bien de la cohérence et de l’évolution de cette pensée, élaborée et enrichie par ses théoriciens successifs, et traversant de nombreuses batailles sociales et révolutions depuis la seconde moitié du XIXème siècle. Elle semble encore d’actualité pour nourrir celles à venir, et offre des perspectives politiques sans cesse renouvelées. Tancrède Ramonet signe un documentaire abordable et synthétique qu’Antigone projette suivi d’une discussion avec des historiens :

- le dimanche 3 décembre à 18h pour le 1er volet :La Volupté de la destruction (1840-1914) en présence de l’historien Gaetano Manfredonia
- le dimanche 10 décembre à 18h pour le 2ème volet : La Mémoire des vaincus (1911-1945) en présence de l’historien Frank Mintz

 

Ni dieu ni maitre
Ni dieu ni maitre