Violences faites aux femmes : continuons à nous mobiliser ! à Grenoble samedi 25 novembre 2017

Violences faites aux femmes : continuons à nous mobiliser !

Le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination des violences contre les femmes, arrive cette année dans une actualité brûlante.

Des milliers de femmes victimes de harcèlement, d’agressions sexuelles, de viols se mobilisent pour dénoncer publiquement leurs agresseurs, connus ou non. Le mouvement est mondial.

Ces violences sont universelles, et touchent toutes les femmes. Elles sont le fait d’hommes de toutes origines, de tous milieux, de tous pays.

Malgré l’action des associations féministes et les témoignages de victimes, la tolérance de la société face à ces violences reste très forte, et l’impunité des agresseurs reste la règle. Arrêter les violences ne peut se faire sans un changement global des rapports entre les femmes et les hommes.

Le 25 novembre 2017 , femmes et hommes, continuons à manifester pour enfin en finir avec les violences patriarcales contre les femmes !

Date : samedi 25 novembre 2017

Organisateurs : la plateforme des droits des femmes de l’Isère dont le Planning Familial de l’Isère fait partie.

Heure et lieu du RDV: 16h30, Place du tribunal à Grenoble

Déroulé de l’événement : happening ‘surprenant’ sur la place du tribunal avec la participation de toutes celles et ceux qui le souhaitent (Dress-code : venez habillé.e.s en noir)
Puis à 17h10, départ de la déambulation derrière une banderole commune à la plateforme des droits des femmes de l’Isère.
18h15 : arrivée Place Grenette
C’est parti, allons-y !

Métilde Wendenbaum
Secrétaire et chargée de communication
Planning Familial de l’Isère
30 bd Gambetta
38000 GRENOBLE
Tél. : 04.76.87.89.24
secretariat@leplanningfamilial38.org
www.38.planning-familial.org

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Communiqué du 12 novembre 2017 par la fédération anarchiste

La Fédération anarchiste, réunie en son 76e congrès à Paris les 11 et 12 novembre 2017, a débattu de la situation politique et  sociale et des enjeux de la lutte des classes.

L’État «macroniste» se radicalise et accélère le programme capitaliste mené par Gattaz, l’OCDE, le FMI et consorts, dans la continuité des  gouvernements précédents. Le capitalisme ne connaît pas de frontières et la lutte pour l’émancipation doit également s’affranchir des États et étendre le combat révolutionnaire à l’échelle mondiale. C’est pourquoi nous développons l’Internationale des Fédérations anarchistes.

Le mouvement social et syndical peine à construire un rapport de forces et la convergence des luttes. La stratégie de mobilisation dans la rue ne remplace pas le blocage économique. Seule la grève générale reconductible peut menacer les profits et ouvrir ainsi une perspective révolutionnaire. La Fédération anarchiste est engagée dans ce mouvement social et syndical qui doit assumer et affirmer sa légitimité politique et opposer un projet de société en rupture avec le modèle capitaliste et du chacun-pour-soi qu’on nous impose.

La Fédération anarchiste participera de toutes ses forces au mouvement social et s’opposera à toute tentative de tutelle politique y compris celle de Mélenchon qui crée la division en portant la lutte sur le terrain parlementaire. Notre rôle est de préserver le mouvement social de toute contamination politicienne et électorale.

La Charte d’Amiens demeure pertinente aujourd’hui ; malgré ses imperfections et ses limites, elle reste à nos yeux un outil nécessaire affirmant les principes de l’action syndicale :

  • L’amélioration continue et immédiate des conditions de travail et la transformation sociale ;
  • L’indépendance par rapport aux partis et à l’État ;
  • La construction de la grève générale expropriatrice et autogestionnaire  qui abolira le salariat.

Notre mouvement doit également diffuser des pratiques d’auto-organisation et d’action directe. La propagande par l’exemple et les alternatives en actes sont à même de développer des pratiques en rupture avec le consumérisme et la délégation.

Les religions ont toujours été l’outil des puissants, du patriarcat et du militarisme. Au côté du Capital, elles incitent à la résignation et à l’ignorance. La Fédération anarchiste revendique haut et fort **Ni dieu ni maître**. L’émancipation de l’humanité nécessite une lutte radicale et définitive avec l’idée de dieu.

La Fédération anarchiste appelle les individus et les groupes attachés à l’émancipation sociale à s’organiser et à oeuvrer pour une société fédéraliste libertaire et autogestionnaire, pour un monde débarrassé  des classes, des religions et des États et toutes les dominations.

Paris, le 12 novembre 2017

 

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Ni dieu ni maitre

Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme » , décembre 2017 à Antigone Grenoble

Sources:

Projection du documentaire « Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme »
- le dimanche 3 décembre 2017  / 1er volet : La Volupté de la destruction (1840-1914) en présence de l’historien Gaetano Manfredonia
- le dimanche 10 décembre 2017 à 18h pour le 2ème volet : La Mémoire des vaincus (1911-1945) en présence de l’historien Frank Mintz

On retient généralement de l’anarchisme une représentation erronée et restreinte : l’image de terroristes mus par un désir individuel de destruction. Il suffit d’ouvrir un dictionnaire pour s’en convaincre, associant au moins dans une de ses définitions l’anarchie au dysfonctionnement politique : « État de trouble, de désordre dû à l’absence d’autorité politique, à la carence des lois » (Le petit Larousse illustré 2002, 2ème sens du mot « anarchie »).

Il s’agit pourtant d’un mouvement politique aux multiples formes, rassemblées autour d’une remise en cause rationnel de l’autorité qu’on peut résumer ainsi : cette autorité est-elle légitime ? Ne produit-elle pas des dominations, asservissements, inégalités et privations de liberté ? Dans ce cas, comment peut-on s’organiser autrement pour les éviter ?


L’originalité du documentaire Ni Dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme réalisé par Tancrède Ramonet (https://twitter.com/tancrederamonet)  en 2016 réside dans son ambition à couvrir l’ensemble du phénomène, de ses origines au XIXème siècle, à ses manifestations actuelles. Peu de documents témoignent aussi bien de la cohérence et de l’évolution de cette pensée, élaborée et enrichie par ses théoriciens successifs, et traversant de nombreuses batailles sociales et révolutions depuis la seconde moitié du XIXème siècle. Elle semble encore d’actualité pour nourrir celles à venir, et offre des perspectives politiques sans cesse renouvelées. Tancrède Ramonet signe un documentaire abordable et synthétique qu’Antigone projette suivi d’une discussion avec des historiens :

- le dimanche 3 décembre à 18h pour le 1er volet :La Volupté de la destruction (1840-1914) en présence de l’historien Gaetano Manfredonia
- le dimanche 10 décembre à 18h pour le 2ème volet : La Mémoire des vaincus (1911-1945) en présence de l’historien Frank Mintz

 

Ni dieu ni maitre
Ni dieu ni maitre

Non à la démolition du 10 – 20 de la Villeneuve Grenoble !

Source : https://cric-grenoble.info/infos-locales/article/non-a-la-demolition-du-10-20-285

NOUS DEVIONS LIRE CE TEXTE DEVANT LES ELUS DU CONSEIL MUNICIPAL, MAIS MR LE MAIRE A REFUSE NOTRE INTERVENTION CAR LE SUJET N’ÉTAIT PAS A L’ORDRE DU JOUR ET QUE LE DOSSIER N’ÉTAIT PAS CLÔTURÉ. C’EST BIEN POURQUOI NOUS SOUHAITONS INTERVENIR, AVANT QUE TOUTES LES DÉCISIONS SOIENT PRISES !

Alors que les locataires du 10-20 galerie de l’Arlequin et de nombreux grenoblois sont
opposés à la démolition de leurs logements, et multiplient les actions pour se faire
entendre, la mairie de Grenoble persiste à demander la destruction de cet immeuble social
de très bonne facture dont les loyers restent très abordables.

Nous interpellons aujourd’hui le conseil municipal pour exprimer directement notre colère face à ce projet.


Il nous semble absurde de démolir des logements sociaux alors que l’objectif fixé par le
Plan Local de l’Habitat de la ville est d’atteindre le quota légal de 25 % de HLM.
Objectif loin d’être atteint, alors que M. Ferrari, président de la Métro et rapporteur
du projet affirme que « chaque projet de démolition grève la capacité d’atteindre cet
objectif »  ?


Il est inadmissible de démolir des logements très sociaux alors que 75 % des 15.000
personnes à Grenoble attendant un logement social ou une mutation ont des ressources
limitées qui devraient leur permettre d’accéder à ces loyers très modérés. La grande
majorité des logements sociaux neufs ne sont pas prévus pour les classes populaires car
leurs loyers sont trop élevés !


C’est écœurant de faire semblant de faire de la démocratie participative, alors que les
décisions sont contraires aux attentes des habitants. Les habitant.es de la Villeneuve,
et plus encore les locataires du 10/20 n’ont jamais été appelé à se positionner pour ou
contre la démolition, cette « décision » ayant été annoncée par le maire en réunion
publique le 13 décembre 2016, sans que rien ne soit dévoilé aux habitants auparavant.

Une fois encore, M. Ferrari admet que ce projet « a mis en exergue la très faible
acceptabilité des propositions de démolition » et « attise la défiance sur l’ensemble du
projet ». Une pétition rassemblant bientôt 1500 signatures, pour la plupart par les
habitant.es de la Villeneuve, est d’ailleurs en circulation.


Il est sidérant que la ville de Grenoble cède à l’ANRU, qui fait un chantage aux
démolitions pour des raisons sécuritaires ou inavouables – l’argent versé profite avant
tout aux géants du BTP qui se voient confiées les opérations de démolitions/reconstructions, livrant des logements où seules les classes les plus aisées
peuvent s’installer. L’ANRU n’a jamais été au service des habitants des quartiers
populaires, où la proportion d’habitant.es vivant sous le seuil de pauvreté n’a cessé
d’augmenter, lorsqu’ils ne sont pas obligés de s’éloigner toujours plus loin dans la
périphérie où les loyers sont moins chers !


Pourquoi ne pas écouter et prendre en compte les habitant.es de la Villeneuve qui
travaillent toutes les semaines, accompagnés par des étudiants en architecture et
urbanisme, à un contre-projet de réhabilitation innovant, ambitieux partant des attentes
et besoins des locataires ?


Il nous semble insensé de justifier la démolition du 20 en affirmant que cela créera une
ouverture sur le parc Jean Verlhac, alors même que l’opération sur le 50 galerie de
l’Arlequin n’a créé aucun résultat en la matière ? Faut-il rappeler que l’architecture
initiale de la Villeneuve totalise 14 entrées sur le parc ?


C’est extrêmement cynique d’opter pour la démolition alors qu’une convention existe entre
le bailleur SCIC Habitat Rhône Alpes et la mairie de Grenoble depuis 2014 pour entamer
une réhabilitation – pour laquelle les locataires paient leurs loyers depuis quarante ans
- qui finalement est jugée trop chère par un bailleur qui est le plus gros de France en
terme de puissance financière. Nous ne sommes pas sans savoir que le projet de démolition
coûtera finalement plus cher -mais remboursé par l’argent public de l’ANRU, qu’une
réhabilitation dont les chiffres ont pourtant été gonflés pour affirmer que cela
apporterait un coût insupportable pour le bailleur. Par exemple, selon le SDIS
(pompiers), le projet présenté par les habitants répond aux exigences de sécurité pour un
moindre coût.


Pourquoi démolir des immeubles à la Villeneuve si ce n’est pour en faire partir les
classes populaires et reconstruire pour que les plus riches puissent profiter de ce cadre
magnifique ?

La « dynamisation » des quartiers Sud de Grenoble voulue par la Métropole
viserait-elle alors à en changer la population ?

L’élu FN SINISI qui proposait de « récupérer les dents en or des roms » devant les juges : décryptage du néofascisme

Source: http://www.isere-antifascisme.org/fontaine-isere-l-elu-fn-sinisi-qui-proposait-de-recuperer-les-dents-en-or-des-roms-devant-les-juges-decryptage-du-neofascisme

Proposition-choc de l’élu Front National  Franck SINISI  : il faudrait « récupérer les dents en or des Roms ». C’était en pleine séance du Conseil Municipal de Fontaine (agglo de Grenoble), en février 2017, lors d’une discussion concernant le logement. Pour « provocation à la discrimination ou à la haine raciale », SINISI a comparu devant le tribunal le 23 octobre 2017 , suite aux plaintes d’habitants de la commune, de son maire (PCF), et de plusieurs associations antiracistes et antifascistes ( le MRAP, la LICRA, la Ligue des Droits de l’Homme, le CIIP (Centre d’Informations Inter-Peuple) Ras L’Front et la Voix des Roms. Le jugement sera rendu le 28 novembre 2017. Le procureur de la République a requis deux à trois mois de prison avec sursis contre Franck Sinisi, en plus de 2 000 euros d’amende et de deux à trois ans d’inéligibilité.

 

Antisémitisme : Céline voyage au bout de l’abject

Sources:

Vendredi 20 octobre 2017 a eu lieu à la librairie Publico, la rencontre-débat autour du livre, Voyage au bout de l’abject. Louis-Ferdinand Céline, anti-sémite et anti-maçon (Atelier de Création Libertaire, 2017), en présence de l’auteur, Patrick Lepetit et du préfacier, Jehan Van Langhenhoven. Ce dernier rappelle qu’à l’occasion des deux émissions par lui animées sur Radio Libertaire, l’ouvrage de Patrick Lepetit, dès sa sortie (alors que depuis 2016 on célèbre la mort de Céline), a causé de nombreuses protestations : même parmi les libertaires, les réactions sont parfois très violemment pro-céliniennes.

Ce que démontre Patrick Lepetit dans Voyage au bout de l’abject, textes et surtout pamphlets à l’appui, c’est que Céline est un idéologue nazi et qu’il a été collaborateur non par opportunisme mais par conviction. Ses contemporains ne s’y sont pas trompé. À la fin de la guerre, Céline reçoit des petits cercueils dans sa boîte aux lettres, « alors », se dit-il, « je vais partir ». Il fuit le pays pour se réfugier au Danemark accompagné d’un SS. À son arrivée il se présente aux autorités allemandes. Il se cache sous le pseudonymes Louis Courtiel, jusqu’à ce qu’un journaliste français travaillant pour un journal allemand le dénonce. En 1945, Céline est condamné à mort pour haute-trahison ; il passe 555 jours « en prison », une partie à Copenhague, l’autre en hôpital psychiatrique : il a pu passer pour un déporté ! Pourtant, dans les années 50, en France, débute une entreprise de réhabilitation de l’homme et de son œuvre. Les gens qui ont défendu Céline étaient des hommes extrêmement talentueux et intelligents, comme Dominique de Roux et son La mort de L.-F. Céline ou encore Muret. Les deux Cahiers de L’Herne consacrés à son œuvre ont fait beaucoup pour redorer son blason. Un autre thème sur lequel a largement porté la discussion, c’est celui de l’antisémitisme. Sur les 6 ou 7 pamphlets, 2 ou 3 ont été publiés dans Je suis partout ou autres revues antisémites notoires. Avant d’écrire le premier pamphlet, Bagatelles pour un massacre, Céline s’est dit : « Il me manque encore un peu de haine. Je sens que ça vient ».

Voyage au bout de l'abject
Voyage au bout de l’abject

Avec Bagatelles, on est encore dans l’illusion de la fiction et de l’écriture romanesque. Les suivants sont des textes déjà très idéologiques avec de « l ’humour » malsain. Mea Culpa, qui fait 400 pages, n’a rien d’un pamphlet, une forme littéraire courte par définition. Pour Patrick Lepetit, on ne s’exprime pas violemment sur 400 pages : c’est vraiment que ce qui est écrit est récurrent et organique. La gauche française a accordé à Céline une place de choix. Monti, qui dirigeait à l’époque Le Monde Libertaire, a signé la pétition des années 50, « Faut-il juger Céline ? ». Georges Hénein disait : « Céline est la mauvaise conscience de la gauche ». En 1974, Céline est au programme de l’ENS. Aujourd’hui, on parle de la réédition des pamphlets avec appareil critique, peut-être chez Gallimard.

Voyage au bout de la nuit, pour beaucoup, reste un chef-d’œuvre. In fine, la question qui a divisé l’assistance lors du débat, c’est bien celle-là : faut-il séparer le fond de la forme ? Pour Patrick Lepetit et Jehan Van Langhenhoven, la réponse est clairement non. Il faut dénoncer l’imposteur et la crapule que fut Céline. C’est en ce sens que le livre est un acte politique.

Salomé Foehn
Auteure de la thèse universitaire Les Philosophes de l’exil républicain espagnol de 1939.

(1) Voyage au bout de l’abject. Louis-Ferdinand Céline, anti-sémite et anti-maçon (Atelier de Création Libertaire, 2017), 10 € – Disponible à la Librairie Publico, 145 rue Amelot 75011 Paris

Communiqué de l’UJRE : NON à l’antisémitisme !

Chers amis,

Vous trouverez ci-joint le communiqué de l’UJRE réagissant à la profanation de la plaque à la mémoire d’Ivan Halimi survenue à Bagneux dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2017.

Sachez aussi que la municipalité de Bagneux, tout comme l’UJRE, appelle à un large rassemblement pour dire Non à l’antisémitisme ! le mardi 7 novembre 2017 à 19h. au parc Richelieu de Bagneux (entrée Médiathèque).

Bien cordialement,

Tauba Alman
Secrétariat UJRE

Communiqué de l'UJRE
Communiqué de l’UJRE

Format PDF : 2017_11_03_UJRE_HALIMI_NON_A_LANTISEMITISME

Lien 2016  : https://juivesetjuifsrevolutionnaires.wordpress.com/2016/02/11/rendre-hommage-a-ilan-halimi-combattre-les-crimes-racistes-et-antisemites/